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Vox Natura

La nature comme source de bien-être ça vous parle ? C’est exactement sur ce créneau que l’on retrouve Vox Natura. La Belgique avec son climat tempéré a la chance d’avoir une grande diversité de plantes disponibles librement autour de soi. Le projet de Mélissa, Hélène et Julie veut informer et diriger le regard des gens vers cette verdure aux mille facettes : comestibles, médicinales mais aussi source de bien-être. 

 

Ce sont les trépidantes Mélissa et Hélène du projet que j’ai eu l’occasion de rencontrer. Un voile apaisant et bienveillant se dégage spontanément de leurs mines souriantes, je me réjouis de cet interview pour en savoir d’avantage.
 
Vox Natura c’est quoi et qui porte ce projet ?

Hélène : C’est une Asbl qui vise à relier l’humain « nous » avec nous-même et avec la nature. On le fait de 3 façons différentes : On propose des animations nature sous forme de balades, formations, ateliers, stages. Nos activités sont destinées aussi bien aux enfants, adultes qu’aux entreprises. L’autre ce sont des soins nature, énergétiques et bien-être qui vont aussi se développer sous forme de stage ou journées thématiques. On va aborder par exemple la thématique « Comment retrouver sa confiance en soi » ou bien faire des visualisations. Donc ici on connecte la nature et le bien-être. Et enfin, la troisième partie c’est la production de plantes pour les tisanes qu’on démarre maintenant. Quant à mon implication dans ce projet, j’ai commencé des animations directement après mes formations en herboristerie et guide nature.

Mélissa : En faite, j’ai mis le projet en place il y a 2 ans et demi en partant de rien et surtout motivée de faire quelque chose qui resonnait en moi. J’ai fait une formation d’animatrice nature, où j’ai rencontré Hélène, et j’ai surtout un intérêt pour les plantes depuis longtemps. L’activité s’est mise en place de façon très fluide. Ensuite il y a eu la rencontre avec Hélène et Julie qui a donné de l’ampleur au projet. Avec en plus maintenant l’exploitation de deux lieux : Notre terrain au milieu des bois à Rhodes-St-Genèse et un terrain potager «  graine de vie » à Nethen. Nous sommes unies toutes les 3 pour relier l’humain à la nature, à sa nature et à tout ce qui l’entoure.

Comment faites-vous pour relier les gens à la nature ?

Mélissa : Il faut amener les gens dehors ! C’est la base. Donc à travers des balades et des ateliers en herboristerie. On cueille et on fait une reconnaissance de plantes par exemple. On peut accueillir les gens sur notre terrain à Rhodes ou à Nethen . Ou bien on se déplace à la demande. On peut aller à pleins d’endroits différents : dans un bois, un parc. Finalement là où la nature n’est pas trop conditionnée.

Hélène : C’est vrai que les plantes comestibles, c’est un peu à la mode pour le moment. On s’est rendues compte que les gens ont vraiment un intérêt à se reconnecter à des savoirs ancestraux . C’est passionnant. Ce que j’adore c’est d’amener les gens dehors et de se rendre compte que tout se trouve à notre portée, à côté de nos pieds. Pas besoin d’aller dans un jardin botanique ou d’avoir un jardin et la main verte. Il faut s’émerveiller de ce qui existe déjà et ce qui pousse tout seul. Ce qui est fascinant c’est de se rendre compte qu’une seule plante peut s’utiliser de pleins de manières différentes et peut agir sur pleins d’autres plantes . On peut la manger, l’utiliser pour se soigner ou pour son côté énergétique, soigner ses émotions avec les élixirs floraux par exemple.

Mélissa : Oui à la base on est tous des cueilleurs et c’est beau de se réapproprier ce savoir, de devenir autonome. Ça donne une forme de puissance mais dans le bon sens du terme.

Si je veux participer à l’une de vos activités, comment faire ?

Hélène: On est justement en train d’adapter notre site Internet pour pouvoir proposer un agenda qui reprend toutes nos activités : stages, balades, formations selon un calendrier. Les gens peuvent aussi nous contacter pour un événement à la demande que ce soit privé ou d’entreprise. On met aussi en place des bons cadeaux pour les fête et le site sera terminé en décembre, on a hâte !

Comment aimeriez-vous voir évoluer le projet à long terme ?

Mélissa : Par rapport au lieu à Rhodes, j’aimerais arriver à créer une identité. Je pense à cet arbre qui se trouve sur le terrain qui est majestueux et très beau. Il s’en dégage quelques chose d’assez unique. J’aimerais arriver à en faire un lieu emblématique. Un endroit où les gens se disent, on va à l’arbre magique. Organiser des retraite aussi pour que les gens puissent prendre soin d’eux sur place. Pour résumer: être encore plus ce canal entre l’humain et la nature. Développer nos deux bouts de terre qu’on a à disposition et qui sont vraiment magnifiques.

Hélène : J’aimerais arriver à en vivre aussi. Autant c’est un projet qui nous porte par ses valeurs et par ce qu’on a envie d’en faire. Mais si on veut que ce soit pérenne et continuer à s’y épanouir d’arriver à en vivre c’est important aussi. Que ça puisse nous permettre de créer notre emploi. Et que le projet grandisse et puisse aussi créer de l’emploi pour d’autres ! Créer un réseau de gens qui ont envie de s’investir .

Y a-t-il une particularité belge en terme de plantes ?

Mélissa : Pas de particularité spécifique. Par contre on a tout en cueillette sauvage qui nous permet de prendre soin de nous. Au niveau local par exemple on a des plantes qui ont les mêmes vertus que les baies de Goji en libre-service autour de nous. Pas besoin d’en acheter pour avoir un apport en vitamine C.

Hélène : Oui par exemple, les orties pour beaucoup sont des mauvaises herbes alors que c’est une grande source de vitamines, minéraux etc. Dans le sud de la France ils n’en ont pas et donc ils vendent des bouquets d’orties dans les magasins bio. Le fait d’avoir un climat tempéré nous permet d’avoir une grande diversité. La seule chose que nous n’avons pas ce sont les plantes de montagnes. Ceci dit il y a peu d’endroits à la montagne ou le plantes sont préservées correctement. Peut être juste en Auvergne. J’ai eu pas mal de formations en France ou je me disais regarde ils ont tel ou tel plante. Et ensuite quand je revenais en Belgique je me rendais compte qu’on les retrouvait aussi.

Quel projet ou endroit belge vous affectionne particulièrement ?

Mélissa : Moi ce qui me vient spontanément c’est le projet d’un ami Simon, qui s’appelle «  A travers bois ». Il est aussi dans le développement de nourrir le lien à sa nature et à la nature. Il est guide montagne à la base et il met en avant le lien presque primitif avec sa nature, le retour aux sources. Un autre projet qui j’aime bien s’appelle « Terre et conscience ». On a fait une formation en gemmothérapie avec eux. Ils ont un grand lien avec la spiritualité. Ce lien avec le grand tout.

Hélène : Moi y a un endroit qui me vient à l’esprit c’est l’hippodrome de Groenendael près de Bruxelles qui est vraiment chouette. Super bel endroit avec de l’eau et pleins de plantes. C’est un peu mythique avec la loge royale qui a été rénovée. C’est ouvert au public et un super endroit pour faire des balades.

INFOS: Vox Natura, www.vox-natura.com/